Macbeth

Arts du geste et du masque, musique, bruitage. Pour tout espace (théâtres, non-dédiés et rue).

Batailles dans les landes, vols de sorcières dans la brume, châteaux forts… En s’inspirant librement de Shakespeare, nous faisons le pari audacieux d’une scénographie radicalement sobre et de la dérision pour dépoussiérer Macbeth et le rendre accessible à tous, de 7 à 77 ans.

RESUME

Quelque chose de trouble s’éveille en Ecosse. Les châteaux forts vrombissent d’un appel souterrain et les landes en fleurs s’enroulent dans une couverture de brumes. La transformation d’un courageux officier en parricide vampirique est à l’oeuvre. Les Fatales savent quoi susurrer aux oreilles des mortels qui se croient invulnérables. Elles jouent, il y joue aussi… Apprend à nager dans une mer de sang. Eteint le soleil. Et lorsque les chevaux s’entre-dévoreront, alors seulement, il pourra se libérer.

Mais en attendant le point d’orgue, Shakespeare ne nous laisse jamais seul avec la noirceur. Il nous rappelle que la tragédie a deux têtes : le drame, bien sûr, mais aussi la comédie.

NOTE D’INTENTION

 “Février 2018, retour d’Italie. Les poches trouées, je fis une halte en Alès-en-Cévennes, une des villes du cirque nouveau. Il fallait alors que je trouve un moyen de me produire pour pouvoir renflouer les caisses. Je remarquais que plusieurs jongleurs et acrobates utilisaient les feux rouges pour se produire face aux automobilistes et faire circuler un chapeau.

Là était mon salut ! Je n’étais pas circassien pour un sou, mais dans ma valise se trouvaient mes masques fabriqués en Italie et une traduction de « Macbeth ». Une contrainte majeure cependant : le feu rouge durait 66 secondes avant de repasser au vert…

Je créa la version probablement la plus courte au monde de Macbeth. L’amusement engendré chez les spectateurs-automobilistes me permit de remplir mon chapeau et de quitter Alès.

Le spectacle évolua et la nécessité d’un partenaire apparut. Je rencontrais fortuitement Benjamin Balthazar, compositeur de musique de films, au Festival International du Film d’Aubagne. Sa musique correspondait parfaitement à l’univers écossais de Macbeth et son humour nous permit de développer le spectacle dans la direction que je souhaitais. Nous travaillons aujourd’hui de paire à la création de notre Macbeth.

Nous nous sommes rendus compte que la légèreté que nous avions envie d’insuffler à « Macbeth » lui allait comme un gant. « Pourquoi donc ne voit-on que des interprétations diablement sérieuses et scrupuleuses de cette oeuvre? » Nous avons décidé que Macbeth avait besoin d’être déridé, et nous nous y employons avec une forme pour la rue, accessible à tous de 7 à 77 ans.

– Ivan Bougnoux


Crédits photographiques – Benjamin Balthazar, Yann Le Corre, Hortense Raynal / Graphismes : Benjamin Balthazar, Ivan Bougnoux
DISTRIBUTION :
Metteur en scène Ivan Bougnoux / Texte et interprétation Ivan Bougnoux, Benjamin Balthazar / Composition musicale originale Benjamin Balthazar / Masques Ivan Bougnoux, Juri Kussmaul / Costumes Roxane Ronot, Ivan Bougnoux
PARTENAIRES et ACCUEILS EN RESIDENCE :
Maison Pour Tous Léo Lagrange La Ciotat, La Distillerie d’Aubagne, Pôle Nord (Agence de Voyages Imaginaires), Théâtre La Chaudronnerie, Centre Culturel SAREV, Cés’Arts évènements, Collectif La culture ça urge.

Contact artistique : Ivan Bougnoux / contact@theatrem.fr / 06 41 91 74 46

Photo d’en-tête : Benjamin Balthazar